Compostelle : Deux tampons par étape sur le crédancial

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Le chemin de Saint Jacques de Compostelle est victime de son succès. En effet, devant le nombre croissant de touristes, de randonneurs et de pèlerins qui affluent sur chemin de Compostelle en direction de Santiago et qui prennent d’assaut les albergues, des mesures ont dues êtres prises.

En conséquence, afin de limiter les tricheries, il est demandé aux randonneurs et aux pèlerins de faire tamponner deux fois par étape leur crédancial. Cela nous a vraiment étonné. D’habitude, le seul tampon du gîte précédent est suffisant pour accéder à l’Alberge. Vraisemblablement, il y a tellement de tricheries (personnes qui font la moitié des étapes en bus ou en voiture d’accompagnement, …) que cela est maintenant imposé pour obtenir la Compostella à Santiago. D’ailleurs, l’hôtesse qui m’a délivré la Compostella me l’a fait gentillement remarquer. En effet, je n’avais qu’un seul tampon par étape mais comme j’avais traversé l’Espagne depuis Saint Jean Pied de Port elle a du considérer que je l’avais fait correctement…

En effet, la partie du chemin de Saint Jacques de Compostelle de O Cebreiro à Santiago est certainement portion la plus terrible et infernale de ce magnifique périple !
Il faut savoir que la Compostella est délivrée à Santiago à ceux qui ont parcourus les 100 derniers kilomètres à pied ou les 200 derniers kilomètres à vélo.

Le Camino Frances qui est déjà bien bondé se retrouve donc submergé de pèlerins et autres randonneurs à partir de cette distance de Saint Jacques de Compostelle, c’est à dire O Cebreiro pour les marcheurs. C’est au point que les gites sont largement insuffisants et il est récurent de devoir dormir à la belle étoile.

Vraisemblablement, beaucoup choisissent de commencer le chemin à O Cebreiro un sommet (après la rude montée, pour ne faire que la descente). Du coup, le gîte de plus de 100 places est pris d’assaut par les pèlerins qui ont marché et ceux qui sont venus en bus pour commencer leur périple.

Malgré un effort local pour privilégier les marcheurs, certains arrivent à gruger (et oui, vous verrez, beaucoup de pèlerins ont une mentalité égoïste, sans gêne et indigne d’un pèlerin) et obtiennent un lit.

Cela ne change pas grand chose car il n’y a pas assez de places pour tout ceux qui ont marché jusqu’à O Cebreiro et les derniers arrivés sont obligés de continuer (s’ils trouvent la force de le faire) ou de dormir à la belle étoile à 1300 mètre d’altitude. Il faisait très froid à O Cebreiro en août !!!

Pendant la saison estivale, la randonnée devient un marche forcée pour avoir des places dans les gîtes. Jusqu’à Santiago, c’est la course. Il ne faut pas trainer, raccourcir les poses, arriver au gîte bien avant midi !!! Il n’y a plus aucun plaisir à marcher et à profiter des paysages…

Certains partent à 4 heures du matin pour arriver les premiers aux gîtes… et pour attendre pendant plusieurs heure devant la porte que celui-ci ouvre (bien souvent les gîtes ouvrent entre 13 et 15 heures).

Voilà un avant goût de la ruée vers la Compostella…

Nous avons beaucoup aimé le chemin français que nous avons parcourus de Saint Jean Pied de Port à Cap Finistere mais la partie de O Cebreiro à Santiago a été détestable à cause de cette course au gîte incessante. Heureusement, la beauté de la côte atlantique à Fisterra nous a permis de terminer sur une note superbe !

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